edito du 20/12/2012

dimanche 16 décembre 2012

Édito du 20/12/2012
Le changement c’est…
Le SNPST a tenu son congrès annuel sur le thème des équipes coopératives face à la clinique médicale du travail avec pour invitée Blandine BARLET sociologue du travail.
Ce fut l’occasion de débats passionnés et passionnants, preuve que le sujet porté par le SNPST depuis plus de 10 ans reste encore sujet de crispations et surtout de progrès dans l’analyse et les pratiques.
Cependant, il est une nouvelle fois nécessaire de rappeler que le SNPST défend l’idée d’une véritable équipe coopérative en prévention médicale du travail, qui n’est pas une réponse à la pénurie de médecins du travail et dans le cadre de laquelle les effectifs pris en charge n’ont pas une importance centrale. Le SNPST défend bien l’idée d’équipes coopératives permettant le maintien du suivi individuel de la santé au travail des travailleurs en développant la clinique médicale du travail. Cette avancée a, malheureusement, été dévoyée à la fois par le Ministère et surtout le CISME qui ont trouvé ici une opportunité de rafistoler un pseudo palliatif à la pénurie de médecins du travail que les pouvoirs publics ont, pour leur part, consciencieusement organisée.
Ce congrès a aussi été marqué par la prise de fonctions de Jean-Michel STERDYNIAK au poste de Secrétaire Général après son élection de la veille par le Bureau National. Il succède ainsi à Mireille CHEVALIER dont le travail dans des périodes difficiles de réforme et de désyndicalisation a été salué et reconnu à sa juste valeur.
Le SNPST souhaite la bienvenue au récipiendaire dont les qualités d’animation et de synthèse sans mollesse sont reconnues.
La « fameuse » circulaire est enfin connue et le SNPST est en train de finaliser son analyse. Un certain nombre d’excès de pouvoir ont d’ores et déjà été relevés. L’indépendance, pilier de l’action des professions réglementées fait, de manière presque attendue par notre organisation, l’objet d’une interprétation de la DGT que nous jugeons abusive ; cette interprétation fera donc l’objet d’un recours gracieux dans un premier temps.
Les conséquences d’une telle interprétation pourraient être préjudiciables aux conditions d’exercice des professionnels des professions réglementées. En effet, dans le cadre des négociations de branche en cours, les employeurs nous demandent lors de la rénovation de la convention collective de la branche interentreprises, une négociation en deux temps ; le premier temps liant la classification et le contrat de travail. Le CISME à ce sujet a annoncé dans le contrat de travail une obligation pour les salariés de s’inscrire dans les orientations des CPOM !

La branche interentreprises a par ailleurs ouvert les négociations sur la valeur du point, la garantie annuelle et les frais de déplacements ; la conclusion est prévue en février 2013 avec prise d’effet pour les minima au premier janvier. Les négociations restent polluées par l’absence d’accord sur la classification, dans le sens où la partie patronale depuis plusieurs années a tendance à anticiper le coût de la mise en place d’un éventuel accord de classification en restant, plus que par nature, frileuse sur les augmentations.
Notre syndicat a déjà quelques retours au sujet de l’application de la nouvelle réglementation et nous connaissons des CA où aucune organisation syndicale de salariés ne veut prendre le poste de trésorier dans le nouveau contexte estimant ne pas avoir les moyens de le tenir ; il en est de même pour le secrétariat de la commission de contrôle où les représentants des salariés ne s’estiment pas légitimes.
En cette période de fin d’année le Bureau National vous présente ses meilleurs vœux pour 2013.
Gilles Arnaud