Approche médicalisée de la santé au travail

mercredi 9 octobre 2019

Le SNPST défend depuis sa création l’approche médicalisée de la santé au travail. C’est dans cette philosophie qu’il a promu un modèle de coopération interdisciplinaire dans laquelle la profession infirmière a toute sa place…mais pas à n’importe quel prix !
La santé au travail ne s’improvise pas : à l’heure où le législateur laisse la possibilité que la première rencontre avec un professionnel de santé se passe avec un infirmier, il importe que cet infirmier soit formé à ce nouveau métier. L’évolution va vers une responsabilité plus grande : ce n’est pas le protocole qui définit la compétence et l’expérience spécifique. La santé au travail est une spécialité que Presanse soit d’accord ou pas.
Les atteintes à la santé existent, le médecin du travail ne peut pas tout, tout seul. Encore faut-il qu’il puisse déléguer en toute confiance sans mettre l’infirmier en santé au travail (ou tout autre professionnel de santé au travail) en difficulté ou hypothéquer la qualité de la prise en charge.
Et contrairement à ce que certains voudraient faire croire, les infirmiers acceptent cette responsabilité : la profession et pas qu’elle a massivement signé la pétition pour réclamer une juste reconnaissance.
Nous connaîtrons dans les prochaines semaines l’impact qu’aura cette mobilisation.

Le bureau National du SNPST


- Synthèse mission du GPO du COCT : Réforme de la santé au travail et du système de prévention des risques professionnels
- Le texte est visible ici

Cette synthèse du GPO présente les avis de 5 partenaires patronaux du COCT.
Y a t-il eu des réactions des organisations syndicales de salariés ?
On savait leur volonté de garder le pouvoir sur les SST en entretenant la confusion entre les missions de santé au travail et des accompagnements très informels à la gestion des conditions de travail, mais on retrouve là la volonté de renforcer un contrôle restrictif sur les arrêts de travail, et une approche paternaliste des employeurs, sans prise en compte de l’enjeu humaniste de la santé des travailleurs qui est une responsabilité au moins partielle de l’État avec une implication évidemment majoritaire des concernés, i.e. les travailleurs.
Décalage déconcertant avec nos attentes démocratiques et de progrès humain.

- Voir également cet article de Santé et Travail