Décès d’André CAUSSE

mardi 28 janvier 2014

A André,

Je t’ai connu à l’occasion des négociations paritaires de branche lorsque nous avons négocié la réduction du temps de travail. Très rapidement nous avons découvert que nous partagions des valeurs de métier et des positions politiques proches concernant les réformes annoncées de la Médecine du travail. C’est une période ou notre syndicat a mené, avec quelques difficultés internes des combats communs avec la CGT. J’ai le souvenir d’un homme qui a toujours gardé sa liberté de pensée et d’action critiquant sans vergogne les positions de sa confédération lorsqu’il estimait cela nécessaire. C’est ainsi que si nous avions quelques positions communes nous avions aussi des divergences profondes en matière d’aptitude, par exemple. C’est notamment à ton contact que le SNPST a pu par la confrontation des arguments développer ses argumentaires.
André, tes camarades ont reconnu en toi un fin négociateur et t’ont très souvent sollicité pour être leur porte parole appréciant ton sens de la dialectique associé à une idée du compromis sans rien lâcher ou si peu !
André avec ton départ trop précoce c’est un gardien du temple que nous perdons ; je t’ai toujours connu ardent défenseur des lois issues du Conseil National de la Resistance et portées en médecine du travail par les ministres communistes dont l’oublié Ambroise CROIZAT. Par ton absence les travailleurs perdent un médecin du travail de terrain à l’écoute de leurs souffrances et menant des actions de proximité en faveur de chaque personne. Ils te regrettent autant que nous sinon davantage.

Gilles ARNAUD pour le SNPST et sa délégation en CPNB